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EXPOSITION D’ÉTÉ 2026

Le 38ème Carrefour des Arts réunit cette année 11 artistes aux univers singuliers, dont 5 artistes émergents, à travers une riche sélection d’œuvres mêlant peintures, sculptures, matières et techniques variées.
Une invitation à découvrir toute la diversité de l’art contemporain, entre styles affirmés, nouvelles sensibilités et regards artistiques d’aujourd’hui.

 

Centre d’Animation Communal, 135 Chemin de Bobigneux, 07520 Lalouvesc

700m2 sur 4 niveaux / Les salles du RDC et le 1er niveau sont accessibles aux PMR.

Ouverture tous les jours : 14h30 à 18h30 / 19h dimanche et jours fériés.

 

Au péristyle : YONG-MAN KWON

Yong-Man Kwon est un peintre français d’origine coréenne, né à Séoul en 1972. Il débute sa carrière comme professeur de dessin en Corée du Sud, puis perfectionne sa technique aux États-Unis avant de s’installer en France en 1999, où il rejoint la Légion étrangère et travaille comme illustrateur. Il est nommé peintre officiel de l’Armée de terre (2003), de l’Air et de l’Espace (2005), de la Marine (2012) puis de la Gendarmerie nationale (2020).

Son œuvre, nourrie par un parcours international et une expérience militaire, se distingue par une forte intensité et une grande liberté picturale. Travaillant principalement à l’huile, il explore des sujets variés — scènes maritimes, urbaines ou d’intérieur, portraits, paysages et fleurs — en oscillant entre figuration et abstraction. 

Jouant avec la couleur, la lumière et la composition, il fait émerger une poésie du quotidien dans des œuvres exposées en Asie et en Europe, et récompensées dans de nombreux salons civils et militaires en France.

 @yong_man_kwon

Au théâtre : SAHEL ARDI

Architecte de formation, Sahel Ardi a d’abord exploré l’univers de la figuration, où la précision du trait et la maîtrise du réel occupent une place essentielle. Cette rigueur l’a progressivement conduite vers l’abstraction, un espace de liberté lui permettant d’exprimer une dimension plus intime de son expérience. À travers ses œuvres, elle traduit les émotions, souvenirs et forces silencieuses qui façonnent son parcours de femme iranienne et sa relation au monde.

L’aquarelle, médium exigeant et sans repentir, est au cœur de sa pratique. Par sa transparence et sa spontanéité, elle devient le langage d’une recherche sincère et instinctive. Sahel Ardi utilise signes, symboles et nuances colorées pour révéler un univers intérieur affranchi du réel, où chacun peut projeter sa propre lecture. Son travail est une quête de liberté, de sens et de vérité, ouverte à l’inconnu et à l’imprévisible.

@sahelardi

Au théâtre : JÜRGEN CHAUMARAT

Né à Tahiti en 1970, Jürgen Chaumarat puise son inspiration dans la puissance et la lumière de l’océan Pacifique. Passionné par le verre depuis les années 1990, il se forme aux techniques des miroitiers auprès d’un designer parisien avant de développer, à Toulouse, un univers sculptural singulier mêlant couleur, transparence et matière.

À partir de verre extra blanc diamanté travaillé à froid, il taille, sable, polit et enrichit ses œuvres d’inclusions métalliques qui créent des effets d’érosion, de bulles, de cascades et d’irisations. Ses sculptures uniques traduisent la force et la fluidité des mouvements océaniques, invitant le regard à une immersion poétique dans la beauté de l’eau en mouvement.

https://jurgen-chaumarat-verrier.odexpo.com/

Au grand salon : JAN MAES

Jan Maes travaille à partir de formes simples, rondes, immédiatement lisibles. Il cherche une relation directe et organique avec l’objet, comme si la forme avait toujours existé. Ses sculptures transforment l’espace autant qu’elles l’occupent : dans la pénombre, une présence peut surgir, modifier la perception et s’imposer avec évidence.

Le bois lui permet une approche instinctive et essentielle. Avec peu d’outils, il façonne des formes guidées par le geste, la matière et parfois la peinture, utilisée dès les premières étapes comme révélateur. Son travail du dessin et de la sculpture procède de la même logique : partir d’une idée, la perdre, laisser apparaître l’accident et suivre une forme inattendue. Le sujet devient alors secondaire au profit de ce qui se joue entre l’objet, le corps et l’espace.

@janmaesartiste

Au salon musique : CLAIRE CIREY-JOUX

Claire Cirey-Joux developpe une œuvre a la croisee de l’art et du vivant. Formee aux beaux-arts de valence en sculpture, gravure et modele vivant, puis en biologie, elle explore les liens profonds entre le mineral, le vegetal et l’animal. Son travail puise dans les formes naturelles — lave, lichens, insectes, graines, arbres — pour interroger les origines du vivant, la transformation de la matiere et les forces invisibles qui traversent la nature.

À travers sculptures, installations et photographies, elle cree des univers organiques et poetiques ou la matiere devient memoire, lumiere et energie. Inspiree autant par les sciences naturelles que par les symboles universels, Claire Cirey-Joux deploie depuis plusieurs annees ses “forets” et installations monumentales dans des lieux culturels et patrimoniaux en france.

clairecireyjoux.free.fr

Un film qui retrace son parcours sur le theme de l’arbre ;  du dessin d’une chataigne a l’ecole primaire a la plantation d’arbres au Burkina Faso, et son travail actuel sur des installations https://youtu.be/gdhh2tx-g14?si=7f38ivhdw2dflbw5

Au 2ème étage : OLIVIER MUHLHOFF

Olivier Muhlhoff, photographe plasticien et ingénieur-chercheur, allie technique et création pour donner naissance à des univers oniriques où le réel se réinvente. Photographe depuis l’âge de 12 ans, il développe des séries qui mêlent sensibilité et réflexion conceptuelle, interrogeant notre perception du monde et du paysage.

Ses travaux explorent des dimensions variées : Arborescences transforme la mémoire fugace des arbres en portraits poétiques, Paradoxes invite à des voyages imaginaires à travers des mandalas habités, et Verticalités sublime le paysage en lignes lumineuses minimalistes. Par un processus technique complexe – superpositions, miroirs, fragments et étirements – Olivier Muhlhoff crée des images à la frontière de la photographie et de l’illusion, offrant au spectateur une plongée fascinante dans le réel réinventé.

Dans le cadre de l’exposition hors les murs, il présente 18 photographies grand format de la série Arborescences autour de la basilique, une exposition visible jusqu’au 31 décembre.

https://muhlhoff.portfoliobox.net/home

Au grenier : ARTISTES ÉMERGENTS

La salle des artistes émergents met en lumière cinq jeunes créateurs sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures lancé à l’échelle nationale. Réservée aux artistes en début de carrière, de moins de 35 ans, cette sélection a été réalisée par un jury de professionnels, attentif à la qualité des démarches et à la diversité des techniques présentées.
À travers cette exposition, le Carrefour des Arts affirme sa volonté de montrer la création contemporaine dans toute sa vitalité. Aux côtés d’artistes confirmés, cette salle offre un regard sur les talents de demain et sur les nouvelles formes d’expression qui façonnent l’art d’aujourd’hui et de demain.
Nous remercions les membres du jury :

Héléna de Jong – directrice du GAC, Annonay

Charline Mauvais – artiste désigné par La Source Garouste d’Annonay

Théobald Moury – artiste exposant du Carrefour des Arts 2023

Les membres de la commission Arts Plastiques du Carrefour des Arts

NOUS REMERCIONS NOS SOUTIENS PARTICULIERS – ARTISTES ÉMERGENTS

THÉO ZERBIB

Théo Zerbib réalise des bas-reliefs mêlant peinture, sculpture et divers matériaux, créant des œuvres à la frontière de la deuxième et de la troisième dimension, légèrement débordantes du cadre. À la manière d’un metteur en scène, il compose des scènes en fixant des éléments sur le châssis avant d’y intervenir par la peinture, qui unifie l’ensemble, introduit la lumière et trouble les limites entre image et réalité, entre œuvre et « œuvre vive » selon Jean Fautrier.

À travers ses séries Les Précaires et Les Agglo-mérations, il explore des thématiques contemporaines comme l’Anthropocène, la précarité, les déchets ou la place de l’humain dans les paysages urbanisés, traduisant un regard à la fois fasciné et inquiet sur le monde actuel et sur les possibilités de la peinture.

@theo_zerbib

JEANNE SALUZZO

Formée aux Beaux-Arts, en Lettres modernes et aux Arts et Techniques du Théâtre, Jeanne Saluzzo développe une peinture attentive aux transformations du regard et aux relations entre corps, paysages et perception. À travers des séries où l’eau, la lumière et les jeux d’ombre altèrent les formes et brouillent les repères, elle explore des espaces en mutation, entre apparition et disparition. Son travail invite à une expérience sensible du visible, où le regard se déplace et découvre des dimensions discrètes ou invisibles du réel.

@jeanne.saluzzo

 

ELISA LAUGIER-MARTINEZ

« D’après une source inconnue mais très fiable, Elisa Laugier dessinait avant même de naître. » Formée aux Beaux-Arts, elle développe un travail centré sur la ligne, entre dessin d’observation à l’encre et expression libre. Ses personnages, créés sur murs, supports variés ou découpes en volume, jouent avec l’architecture, s’y adaptent ou cherchent à en sortir. Son univers mêle traits affirmés, couleurs et compositions imaginaires dans une recherche constante de mouvement et de liberté.

@elisa_laugier_martinez

KORÉ LECHAT-MÉNARD

Koré Lechat-Ménard vit et travaille entre Bordeaux et Limoges. Formée au design de mode, aux arts visuels puis à la sculpture, elle développe une pratique centrée sur le geste, la répétition et la transformation lente de la matière.

À travers le textile, la céramique, le dessin ou l’empreinte, elle explore les tensions entre protocole et variation, stabilité et mutation. Le pli, essentiel dans son travail, devient un moyen de faire émerger des formes organiques et des images non intentionnelles, oscillant entre détail et ensemble, présence et disparition. Sa pratique interroge ainsi le corps, les formes et les processus de fabrication, tout en proposant une autre manière de voir et de faire.

@kore.lechatmenard

LOUIS GAUMONT

La pratique picturale de Louis Gaumont s’articule en séries modulaires et évolutives, conçues comme des champs visuels ou des montages plutôt que des tableaux isolés. Il représente des infrastructures contemporaines — énergétiques, industrielles, agricoles — et les techniques qui organisent silencieusement nos vies, des centrales solaires aux champs mécanisés.

Sa peinture agit comme un outil de mise à distance, révélant les strates matérielles, historiques et temporelles du monde productif. La série, qui accompagne et structure sa démarche, devient ainsi le moyen d’évoquer les processus de production, où la forme et le sujet s’accordent intimement.

@louisgaumo

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