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Au Péristyle

JUDITH CHANCRIN – peintre

 

Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Valence en 2013, Judith vit et travaille en Nord Ardèche près d’Annonay.

« Dans ma pratique artistique, il m’importe avant tout d’offrir au spectateur un objet qui soit ouvert et suffisamment présent pour générer la rencontre. L’abstraction, le non familier, le mystère, me sont indispensables pour ouvrir un espace de poésie, loin de la logique ou des habitudes perceptives. Ainsi, chaque tableau, objet, installation est pour moi un moyen d’exploration du monde sensible.

Semblable aux glaneuses d’Agnès Varda, je récolte les restes, que je capture ici et là, dans la nature et dans mon environnement. J’y puise des images de phénomènes qui m’émerveillent, « Formes diverses, poèmes vivants, choses attrayantes, beautés de la nature ». Puis je les transforme jusqu’à les perdre. Je m’arrange à n’utiliser qu’un fragment suffisamment mystérieux pour être débarrassée de toute certitude, de toute vérité.

Un mystère à vivre plutôt qu’à élucider. C’est dans une sorte de renoncement au savoir possible sur l’objet que je trouve dans ma pratique ces espaces de poésie et de liberté.

« Le non savoir n’est pas une ignorance, mais un acte difficile de dépassement de la connaissance ». Gaston Bachelard

Il y a pour moi dans l’inconnu un espace de liberté et de disponibilité. Il y a pour moi dans le non familier, un espace de poésie dans lequel il est possible de ressentir avant de penser. Je recherche dans l’image quelque chose de l’ordre du dépaysement, car pour reprendre les mots de Philippe Soupault à propos du voyage, « Il n’y a rien de plus poétique que le dépaysement constant ».

site de l’artiste : https://judithchancrin.jimdofree.com/

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Au Théâtre

ISABELLE TAPIE – sculpteur / dorure sur bois

Diplômée de l’École Supérieure d’Ébénisterie d’Avignon, sculpteur ornemaniste et doreur sur bois, Isabelle Tapie a installé son atelier au plus près de la nature, dans laquelle elle puise une grande partie de son inspiration.

Au cours de sa carrière de restauratrice du patrimoine bois dorés et polychromes, elle a ouvert grand la porte de la liberté en emportant avec elle l’art et la manière, matières et techniques pour explorer de nouveaux territoires…

« La dorure sur bois (technique complexe et subtile, inchangée depuis le XVII e siècle) voyage au gré des branches, fragments de troncs d’arbres et racines, sculptures naturelles, rencontrées avec émotion lors de mes promenades.

Les feuilles d’or, d’argent, parfois quelques pierres fines brutes serties, se glissent à fleur de ‘peau’ ou au creux le plus intime de chaque pièce pour en révéler quelque secret.

Que le bois soit naturel, travaillé à la flamme ou blanchi, il est question d’intériorité, d’émergence mais aussi de blessures sublimées, de résilience.

Les peintures, quant à elles (sur panneaux de bois (MDF, médium), sont une invitation à réinventer le paysage, à interpréter au gré de l’imagination de chacun, à projeter sa propre histoire.

La dorure sur bois, en légers reliefs modelés, estampés, les pierres et la couleur (acrylique, huile, cires) vibrent au gré des jeux de lumière, même la plus subtile, offrant un monde ouvert à la rêverie.

Dans les mille et un détails de mes compositions, je souhaite inviter au rêve, inciter tout un chacun à réaliser un voyage singulier. »

site de l’artiste : https://www.isabelletapie.fr/

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Au Théâtre

FRANCOIS LELIEVRE – sculpteur

 

François Lelièvre a hérité d’une passion pour le bois dès l’âge de 7 ans, qui s’est enracinée au fil du temps.

Formé en écoles d’arts graphiques au travail sur bois, l’artiste en a abordé de nombreuses facettes, de la charpente à l’ébénisterie de luxe.

L’artisan qui travaille à Saint-Julien-du-Sault, s’est peu à peu mué en artiste, dont les sculptures sur bois évoquent des troncs d’arbre dénudés.

« Sculpter, mon essentiel, ma respiration, mon improvisation, …

J’ai appris à travailler le bois. Sans doute ! Mais on peut dire cela autrement et avec davantage de justesse, j’ai appris à aimer le bois, à l’écouter comme à le contraindre, à le caresser comme à le violenter. Il révèle ainsi, ce dont il est capable : ses pulsions comme son quant à soi. Je joue avec le bois autant qu’il se joue de moi. Je l’écoute comme il imprime ce que j’ai à dire. Comment le bois répond-il à ce traitement ? Tantôt il se donne et même ne demande que cela, s’exprime avec exubérance, de toutes les formes sensuelles dont il est capable. On peut même dire qu’il s’abandonne. Tantôt, au contraire, il ne se laisse pas faire, se guinde et, avec dédain, montre de quel bois il se chauffe et cela n’est pas toujours sans dommage… C’est dans cet entre-deux que surgit l’ “équilibre” des totems, par nature instable, alternant générosité et dureté, empilement et danse, saccades et rondes, clarté sanguine et pâleur sombre.

Au commencement était la tronçonneuse, outil vociférant pour extirper les formes du bois brut, dur et puissant.
Viennent les gouges et l’herminette pour affiner, arrondir, courber, alléger.
Puis la flamme voluptueuse du chalumeau sur la matière.

Suivie du frottement crépitant de la brosse métallique qui dévoile nervures, stries, veines.
Enfin quelques pigments pour insuffler sève et palpitations.
A la fin se glissent les ombres, c’est à dire la lumière, pour parachever ce qui est désormais offert à votre regard.
Le mieux est encore de se laisser faire et de plonger dans l’ascension de ces totems, estimables descendants des arbres dont la première substance fut jadis la lumière. »

site de l’artiste : http://www.francoislelievre.com/

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Au Grand Salon

CECILE WINDECK – peintre

 

Née en 1963, Cécile peint depuis l’enfance.  Elle prend des cours de peinture dans de nombreuses associations, suivis de 7 ans de cours à l’école du Polaris en arts plastiques et gravure.

A partir de 2009, elle présente ses œuvres lors d’expositions solo et collectives dans des galeries et des salons d’art.

« Depuis longtemps, je peins des crépuscules.  Les ‘Heures Bleues’ sont un moment incertain où le ciel prend cette teinte bleue si particulière, où tout devient plus contrasté durant quelques minutes.

Les crépuscules me fascinent par leurs couleurs, leurs lumières et par ce qu’ils m’évoquent.  Ces moments sont fugitifs, universels, c’est l’impermanence.  C’est un parallèle à la vie où tout peut être chamboulé et remis en question.

Toutes ces questions, ce mystère, donnent le sens de mes créations.

Être dans mon atelier est une nécessité, un rituel, tout comme ce besoin de me connecter à la nature.  Cette nature où je puise mon énergie et capte les couleurs.  Je peins, au présent.  Je suis entière à ce que je fais, je me laisse porter par mes émotions.

La trace des passages de couleurs forme une composition abstraite.  C’est le paysage de mes émotions. »

site de l’artiste : https://www.cecilewindeck.com/

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Au Petit Salon

MALIKA AMEUR – mosaïste

 

En 2002, Malika Ameur intègre la renommée Scuola Mosaicisti del Friuli de Spilimbergo en Italie et obtient le prix Gian Domenico Facchina, meilleure œuvre de fin d’année. De retour en France, elle ouvre son atelier qui lui permet de développer ces recherches artistiques et répondre à des commandes privées ou publiques. Elle participe à des chantiers de restauration de mosaïques anciennes avec les Ateliers Patrizio de Marseille, intervient dans diverses structures pour de la formation, notamment à Lyon et à Paray le Monial, et elle expose ses créations en France et à l’étranger.

« Mon inspiration émane de ma rencontre avec la matière. Je suis particulièrement attirée par celle qui se révèle brute et naturelle – vieilles tuiles, briques, galets, pierres – et lui offre une seconde vie. Chaque pièce est choisie avec soin pour sa texture, sa forme, sa couleur au plus proche de la chaleur de la brique et de la rouille. Puis, j’y mêle des clous, des métaux, chargés d’histoire pour créer un mariage cosmopolite et harmonieux. Je joue avec la juxtaposition des fragments en multipliant les nuances légères, en les réveillant avec les smalts, jonglant avec les rythmes et la lumière. J’explore ainsi, la richesse, les subtilités et les singularités de la mosaïque contemporaine.

Chacune de mes créations est un dialogue intime avec les éléments et la nature, influencée par l’expressionnisme abstrait. »

site de l’artiste :http://malikaameur.com/

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Au Petit Salon

ERICA STEFANI – mosaïste

 

Dans la géographie artistique de Erica Stefani, Trieste, la ville où elle est née en 1983, représente un point de repère essentiel.  La formation professionnelle et le diplôme de « Maître mosaïste » obtenu en 2006 à l’école de mosaïque « Irene di Spilimbergo », se croisent avec un riche bagage culturel de traditions et fragments de culture de Trieste.  

En 2009, grâce à la participation au collectif de mosaïstes franco-italien, Erica présente ses premières expositions dans le scénario artistique de Paris. La parenthèse parisienne est fortement marquée par l’adhésion au collectif 59 RIVOLI qui lui permet de créer, d’exposer et de partager son savoir avec d’autres artistes dans ce lieu culturel alternatif.

En 2017 elle ouvre la galerie-atelier ‘Frammenti’ à Montpellier, consacrée à la mosaïque contemporaine, où ses œuvres personnelles dialoguent avec les expositions invitées.

En parallèle elle continue à transmettre sa passion lors de cours et de stages.

« La notion de “fragment” est centrale dans ma réflexion. Modeste évocation de la tesselle, le fragment convoque des formes artistiques qui se basent sur la répétition d’éléments de nature diverse, picturale ou matérielle.

Ma production artistique est une singulière fragmentation de l’image qui attire l’artiste dans un jeu. Mon rôle est celui de recomposer les fragments qui se désagrègent constamment. C’est à ce point-là que l’on voit naître la mosaïque :  les surfaces vibrent et les tesselles s’emboîtent les unes à côté des autres. 

Je choisis d’utiliser les techniques gréco-romaines dans la création de mes mosaïques, auxquelles j’intègre l’exploration de chemins contemporains, par le biais de matériaux différents et formes plus libres.

Un jeu d’histoires, donc, où chaque fragment est un récit et ma narration n’est que l’histoire de l’ensemble.

J’ai le sentiment d’être le fragment d’un ensemble sans lequel chaque élément ne serait rien ; les matériaux pauvres s’ennoblissent dans un dialogue entre pierres naturelles et smaltes vénitiens. Toute mon œuvre est un hommage à la lenteur, une invitation à abandonner la frénésie, s’éloigner du bruit pour rencontrer le silence.

C’est un voyage pour voyageurs patients. »

site de l’artiste : https://www.frammentimosaique.com/

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Au Grenier

FRANCOISE PAPAIL – peintre

 

Née en 1958, Françoise est une peintre autodidacte. Elle peint à l’huile au couteau depuis 20 ans.

« La naissance d’une peinture, commence par la photographie… au fil des balades dans la nature…

Puis, le regard que je porte sur le monde, le rêve et l’émotion qui me traversent, me soufflent l’envie de peindre… L’acte de peindre s’impose à moi alors, comme un langage qui libère les impressions recueillies.

Souvent ce sont les paysages du bord de mer qui couvrent la toile… Là où je vis, je respire chaque jour l’odeur d’iode et de goémon, et m’absorbe dans ces vastes horizons de mer, de dunes.

Mais l’arbre aussi me fascine, enraciné et fragile à la fois… seul parfois, mais aussi entouré des siens et en majesté.  Il peut arriver aussi, qu’un fruit ou un objet familier par sa forme ou la lumière qu’il reçoit, provoque cette envie irrésistible de le poser en couleurs.

Lorsque vient le temps de peindre, le jeu des touches s’élabore sur la toile dans une alternance de lisse et d’épais, se superposant parfois.  Les couleurs, que je crée au préalable, se mêlent librement les unes aux autres jusqu’à créer l’harmonie d’ensemble du travail, et lui donner sa propre existence.

A partir de ce moment-là, la magie de la rencontre de la peinture avec votre propre histoire devient possible… »

site de l’artiste : https://papail.fr/

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Exposition en plein air du 23 mai au 7 novembre – au centre du village de Lalouvesc

SERGE ROUSSE – photographe

 

« Un artiste singulier – Proche de l’art brut : Ses créations sont loin de tout mimétisme.

Ses sujets, leur mise en œuvre, son choix de matériaux, sa façon d’écriture picturale…tout est tiré de son propre fonds et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode comme l’indique la définition de Jean Dubuffet en 1949.

Créer pour lui répond à une impérieuse nécessité totalement vitale. Mais l’art brut selon Serge Rousse s’accorde avec le grand raffinement.

Parent du surréalisme : Serge Rousse est fasciné depuis longtemps par les vingt-deux arcanes majeurs du Tarot de Marseille, tant sur le plan pictural que symbolique, ainsi que l’ont été les surréalistes en 1941 et après.

Comme un jeu de tarot sans cesse renouvelé, ses créations plastiques relèvent du mystère, obscurément révélé à ceux qui veulent bien le voir sur les différents supports exposés ainsi qu’eux-mêmes. Alors un vertige vous prend, car vous ne savez plus distinguer qui visite de qui est visité »

Catherine P. Le Lentier, Saint-Julien-Vocance 19 février 2021

« D’encre et d’eau » son exposition à Lalouvesc :

L’eau par l’action du froid amplifie son volume, la solidification s’opère. Au cœur du bloc de glace alors formé, des dessins (fractures, éclairs, étoiles) se singularisent par leur graphisme et leur présence inopinée.

 Dans une seconde étape, des cristaux de sel pourront être disposés sur la glace d’une manière aléatoire ou ciblée : des voies se formeront, des canaux se dessineront sans direction préétablie… La couleur sous forme d’encre aquarelle remplacera la glace devenue eau par l’action du sel, des fusions s’opéreront vers une vision onirique abstraite…

 D’une technique à l’autre, de la peinture à la photographie je fixerai un instant en un déclic : un fichier est né.

instagram de l’artiste : instagram.com/serge.rousse/

Carrefour des Arts  – 07520 Lalouvesc ©2021 Magikjb. Tous droits réservés.

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